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Actrice française

 

 Danielle Darrieux, née le 1er mai 1917 à Bordeaux, est une actrice française.

En huit décennies de carrière, Danielle Darrieux a traversé l’histoire du cinéma parlant et a une carrière parmi les plus longues du cinéma. Elle est aujourd'hui l'une des dernières actrices mythiques du cinéma mondial.

Excellente comédienne, elle s'est montrée à son aise dans tous les genres, avec un égal bonheur, depuis les jeunes filles ingénues dans des comédies musicales « à la française », aux jeunes filles romantiques de drames historiques, la Marie Vetsera de Mayerling (1936) d’Anatole Litvak et la Catherine Yourevska de Katia (1938) de Maurice Tourneur, en passant par les mélodrames et les comédies pétillantes d’Henri Decoin dont Abus de confiance (1938), Retour à l'aube (1938), Battement de cœur (1939), Premier rendez-vous (1941), jusqu'aux sommets de sa carrière que représentent notamment Occupe-toi d'Amélie (1949) de Claude Autant-Lara, La Vérité sur Bébé Donge (1952) de Decoin et surtout les films de Max Ophüls. Après la bourgeoise de La Ronde, Ophüls lui fera jouer une prostituée dans Le Plaisir et enfin lui offrira son plus beau rôle dans Madame de...

La comédienne, bien des années avant Brigitte Bardot, va imposer les initiales de son prénom et de son nom : DD.

 

Biographie

 
Danielle Darrieux voit le jour en 1917 à Bordeaux au sein d’une famille de mélomanes, mais passe son enfance à Paris.

La mort prématurée de son père contraint sa mère à donner des leçons de chant pour subsister.

Danielle en retire très tôt un goût prononcé pour la musique. Elle est dotée d’une voix menue mais juste et claire. Elle prend également des cours de violoncelle et de piano, rentrant même au Conservatoire de musique (études de violoncelle).

 

L'actrice spontanée

C’est par l’intermédiaire du mari d’une élève de sa mère, Marie Serta, qu’elle apprend que deux producteurs, Delac et Vandal, recherchent une héroïne d'environ treize ou quatorze ans pour leur prochain film. Elle se présente et passe des essais aux studios d’Epinay qui se révèlent concluants1. Elle débute à 14 ans pour un premier rôle dans Le Bal (1931) de Wilhelm Thiele et tout de suite, séduisant les producteurs par son allant et sa spontanéité, elle décroche un contrat de cinq ans.

Danielle Darrieux ne pensait pas initialement exercer le métier d'actrice, et n'a jamais pris de cours d'art dramatique.

« Jeune première idéale » du cinéma français dans les années 1930, elle a connu un succès qui ne s'est jamais démenti. Elle a beaucoup tourné, évoluant discrètement avec les années. »

Sa carrière commence avec des rôles de gamine facétieuse et fantasque aux côtés des plus grands acteurs populaires du cinéma français d'avant-guerre : Jean-Pierre Aumont, Henri Garat, Pierre Mingand et surtout Albert Préjean avec qui elle forme, en six films, le couple de charme des comédies musicales françaises des années 1930 (La crise est finie, Dédé, Quelle drôle de gosse...) Dès son premier film, elle chante et interprète, dans bon nombre de ses films (bien souvent dans des compositions de Georges Van Parys) des chansons populaires qui font la joie du public. La crise est finie, Un mauvais garçon, Une charade et Premier rendez-vous que la France entière fredonnera pendant des mois durant l’Occupation.

Durant cette période, elle a aussi tourné dans le film Mauvaise graine (1933), réalisé par un scénariste autrichien exilé, fuyant l’Allemagne nazie, Billy Wilder. Un film tourné dans les rues de Paris en décors naturels, « C’était une sorte de film d’avant-garde » dira Wilder.

Elle devient en 1935, l'épouse du réalisateur Henri Decoin, rencontré un an plus tôt lors du tournage de L'Or dans la rue, il lui fait tourner des comédies charmantes qui, aujourd'hui encore, font la joie des cinéphiles : J'aime toutes les femmes, Le Domino vert, Mademoiselle ma mère...

On la surnomme alors, la fiancée de Paris 4 et elle triomphe déjà au box-office. « Le succès, c’est un mystère, j’ai réussi peut-être parce que mon personnage n’était pas courant sur les écrans : je veux dire par là que je n’étais simplement qu’une jeune fille, alors que les autres gamines de quatorze ans jouaient déjà à la vamp. »


Toujours en 1935, Anatole Litvak lui offre un rôle plus dramatique : dans Mayerling, elle interprète une fragile et touchante comtesse Marie Vetsera aux côtés de Charles Boyer, déjà star en Amérique du Nord. C'est une révélation : Danielle Darrieux se montre émouvante tout en restant spontanée et naturelle. Le film connaît un succès mondial qui lui ouvre les portes d’Hollywood. C'est la consécration internationale pour Danielle Darrieux qui signe un contrat de 7 ans avec les studios Universal. Accompagnée de son mari, elle s’embarque pour Hollywood et tourne son premier film américain en 1938, La Coqueluche de Paris avec Douglas Fairbanks Jr.. Nino Frank, journaliste, déclara : « Danielle Darrieux débute à Hollywood et elle le fait avec une grâce extrêmement nuancée, un charme dépourvu de timidité, un talent qui enchante parce qu’elle est à l’aise et ne le brandit pas comme un drapeau. »

Mais très vite Danielle Darrieux s’ennuie à Hollywood et préfère casser son contrat pour rentrer en France.

Entre-temps, Danielle Darrieux a déjà tourné un film de Maurice Tourneur, Katia qui exploite le succès et la magie de Mayerling. Henri Decoin confirmera également le talent dramatique de Danielle Darrieux avec Abus de confiance et Retour à l'aube, et surtout, profitant de son expérience acquise aux États-Unis, il tourne un chef-d’œuvre digne des meilleures comédies américaines Battement de cœur, un autre triomphe.

Danielle Darrieux déclare à propos de Henri Decoin : « ...J’ai toujours eu une absolue confiance en lui et je lui ai obéi en tout. Sans ses conseils, son flair et son appui, je serais sans aucun doute restée une jolie fille chantant et bêtifiant dans des productions mineures et j’aurais probablement quitté le métier assez rapidement. Il a su me mettre en valeur et me persuader que je pouvais jouer de grands rôles dramatiques. Il a même écrit pour moi, m’imposait ainsi dans un emploi où personne ne m’imaginait et ne me voulait. Il m’encourageait quand je perdais confiance ou quand je voulais abandonner. C’est à lui et à lui seul, que je dois d'être ce que je suis devenue. »

Les trois derniers films de Decoin sont des succès et Darrieux est l’une des vedettes les plus populaires du moment.

« ...Le public plébiscite, ovationne Danielle Darrieux. Les femmes portent à son instar des cravates, des jupes souples, les cheveux ondulés et libres sur les épaules... N’est-elle pas (sondage de la Cinématographie française) la plus populaire des vedettes ? N’est-elle pas copiée par toutes les jeunes femmes et jeunes filles qui voudraient posséder son aisance, sa joyeuseté, son élégance jamais tapageuse, toujours dans le vent ? »

Darrieux tourne un nouveau film avec Decoin, Coup de foudre mais la guerre est déclarée et le film interrompu restera inachevé.

 

Les années de guerre

Divorcée d’Henri Decoin en 1941, avec qui elle conservera toujours des relations amicales, Danielle accepte, la même année, de tourner dans Premier rendez-vous pour la Continental. « Comme j’avais - à l’instar de beaucoup de mes camarades - tourné en Allemagne avant la guerre, je n’avais pas une idée bien précise de ce que représentait cette compagnie. » Le film et la chanson-titre connaissent un succès énorme en cette époque des années sombres de la guerre où le public a besoin de divertissement.

Elle se remarie en 1942 avec Porfirio Rubirosa, rencontré dans le Midi de la France, ambassadeur de Saint-Domingue, il sera soupçonné d’espionnage contre l’Allemagne au point d’être interné en Allemagne. Alfred Greven, directeur de la Continental, fait subir des pressions à Danielle Darrieux au point d’exiger d’elle, si elle ne veut pas que « la personne qui lui était chère eût de gros ennuis », 1 de tourner deux autres films Caprices et La Fausse maîtresse pour la compagnie.

Elle fit également partie du voyage à Berlin en 1942 en compagnie d’autres acteurs français sous contrat avec la Continental dont Albert Préjean, René Dary, Suzy Delair, Junie Astor et Viviane Romance. Dans un documentaire diffusé sur ARTE au début des années 1990, elle déclarait qu’elle n'était partie en Allemagne, qu'après un accord avec les Allemands, en ayant l'assurance de rencontrer son mari Porfirio Rubirosa qui y était incarcéré. Une fois son mari libéré, Danielle rompt son contrat avec la Continental et passe la fin de la guerre en résidence surveillée à Megève puis, sous un faux nom, dans la région parisienne. Elle ne fut que peu inquiétée à la Libération.

 

La grâce absolue


Après trois années d’interruption, Danielle Darrieux revient à l’écran décidée à tourner la page aux rôles de jeunes filles écervelées de ses débuts. Après quelques années un peu grises, elle se remarie une troisième et dernière fois avec Georges Mitsinkidès en 1948, et commence pour elle une seconde carrière encore plus brillante que la première6.

Après quelques films mineurs, Jean Cocteau, pour laquelle il envisagea quelques années plus tôt d’adapter La Princesse de Clèves , fait appel à elle pour interpréter la reine d’Espagne dans Ruy Blas (1948) de Pierre Billon avec Jean Marais. Mais c’est Claude Autant-Lara qui, l’employant différemment, lui donne l’occasion de renouer avec le succès avec trois films, un truculent vaudeville Occupe-toi d'Amélie (1949), où elle joue une femme entretenue de la Belle Époque, dans Le Bon Dieu sans confession (1953) où rouée et ambiguë elle interprète la garce assumée et Le Rouge et le Noir.

À nouveau, Henri Decoin la sollicite et l’impose dans un rôle très noir La Vérité sur Bébé Donge (1952) avec Jean Gabin. Elle est sublime dans ce rôle, un de ses meilleurs, d’une épouse aimante et bafouée qui devient une meurtrière statufiée. Elle fera deux autres films avec Decoin, un polar Bonnes à tuer et un film historique, L'Affaire des poisons où elle incarne Madame de Montespan.

Dans les années 1950, elle retrouve Hollywood pour quelques films. Elle chante et danse dans une comédie musicale aux côtés de Jane Powell dans Riche, jeune et jolie. Elle est choisie par Joseph Mankiewicz pour incarner la comtesse Anna Slaviska dans L'Affaire Cicéron avec James Mason, elle joue également la mère de Richard Burton (pourtant son cadet de 7 ans seulement) dans Alexandre le Grand (1956) de Robert Rossen.


Danielle Darrieux est au sommet de sa beauté et de son talent, elle triomphe aussi bien à l'écran qu'à la scène. Un grand directeur d’actrices va exploiter son admirable talent de tragédienne8 et revenu de son exil américain, Max Ophüls fait de Darrieux, au début des années 1950, son égérie. Danielle Darrieux n’a jamais été aussi belle que dans les films de ce « magicien » comme elle le nommera. Elle tourne dans trois chefs-d’œuvre : La Ronde (1951) où elle incarne une épouse infidèle que ni son mari ni son amant ne parviennent à satisfaire ; Le Plaisir (1952) la transfigure, sous le soleil de Normandie, en putain respectueuse touchée par la grâce ; et surtout Madame de... Chef-d’œuvre absolu qui commence comme une comédie légère et sombre dans le drame. Danielle Darrieux y fait une création digne de Dietrich et Garbo. Madame de... : « … une femme prise au piège des passions, oiseau qui se croyait volage et se trouve tout à coup captif, masque mondain qui recèle une âme inquiète, corps d’apparat où le cœur va exercer ses terribles ravages. »

Karl Guérin écrira sur cette collaboration :

« ...de La Ronde au Plaisir, du Plaisir à Madame de... , les personnages interprétés par Danielle Darrieux découvrent la réalité du masque social dont ils finissent par être les victimes. Errant au milieu de tous les bonheurs possibles et jamais réalisés, celle qui fut la plus célèbre ingénue du cinéma français semble de film en film découvrir avec naïveté et étonnement l’univers des sensations et des passions. Parvenir à animer d’un frémissement ce visage et ce corps si ordinairement élégants, parvenir à attirer à la lumière du jour un peu de la femme dissimulée derrière l’image frivole et rassurante chère à l’actrice : voilà l’indice d’un certain plaisir ophulsien dont Danielle Darrieux fut plus que tout autre la victime consentante. »

Elle tourne aussi avec les plus grands acteurs de l’époque Jean Gabin, Jean Marais, Jeanne Moreau, Bourvil, Fernandel, Louis de Funès, Alain Delon, Jean-Claude Brialy, Michèle Morgan, Michel Piccoli... Elle donne également la réplique à Gérard Philipe dans deux adaptations de classiques de la littérature, en amoureuse éplorée dans Le Rouge et le Noir (1954) de Claude Autant-Lara d’après Stendhal et en femme d’affaires mêlant autorité et séduction dans Pot-Bouille (1957) de Julien Duvivier d’après Zola, deux énormes succès.

Duvivier, dont elle est devenue l'actrice préférée, la retrouve et l’entoure d’une pléiade d’acteur comme Paul Meurisse, Lino Ventura, Serge Reggiani, Bernard Blier... dans un huis clos dramatique, Marie-Octobre (1959). Elle tournera encore avec Marcel L'Herbier, Sacha Guitry, Christian-Jaque, Marc Allégret, Henri Verneuil...

 

Les admirateurs

Désormais, dans les années 1960, le temps est aux rencontres avec des cinéastes qui sont, avant tout, ses admirateurs. La nouvelle vague la fait tourner, Claude Chabrol dans Landru (1962) et Jacques Demy dans Les Demoiselles de Rochefort (1967). Elle reste dans cette comédie musicale, la seule comédienne non doublée au chant.

Parallèlement, le théâtre la rattrape. Après avoir fait ses débuts en 1937 dans une pièce d’Henri Decoin Jeux Dangereux et quelques pièces au cours des deux décennies suivantes (Sérénade à trois de Noel Coward, Faisons un rêve de Sacha Guitry...), Françoise Sagan, scénariste du Landru de Chabrol, lui offre un rôle en or en 1963, La Robe mauve de Valentine qui est un immense succès.

Dominique Delouche, jeune cinéaste, la sollicite pour deux films, Vingt-quatre Heures de la vie d'une femme (1967), un film que Max Ophüls rêvait déjà de tourner avec Danielle Darrieux et Divine (1975), une comédie musicale.

Jacques Demy reprend le projet d’un film abandonné sept ans plus tôt, Une chambre en ville. Apprenant cela, Danielle Darrieux contacte le réalisateur, démarche qu’elle n’avait jamais entreprise pour aucun film, en espérant interpréter la Baronne Margot Langlois prévue auparavant pour Simone Signoret. Demy, qui s’était toujours promis de retrouver l’actrice, n’osait pas la solliciter pour incarner le rôle d’une alcoolique. Danielle effectue un magistral retour pour ce film, un drame social entièrement chanté (seule Danielle Darrieux et Fabienne Guyon chantent avec leur propre voix), qui fut encensé par la critique mais connut un échec public. À Jacques Demy, en 1982, elle a précisé : « Je suis un instrument, il faut savoir jouer de moi, alors on sait en jouer ou on ne sait pas. » « Un instrument, oui, rétorquera Demy, mais un Stradivarius. »

À son tour, Paul Vecchiali, qui admire la comédienne depuis son enfance et souhaite la diriger depuis longtemps, parvient également à concrétiser son rêve grâce à En haut des marches (1983). Elle y incarne le premier rôle d’une institutrice, très proche de la propre mère du cinéaste, qui revient à Toulon quinze ans après la guerre et affronte les souvenirs liés à la mort de son mari, accusé de collaboration et assassiné à la Libération. Elle y chante trois chansons. Danielle Darrieux avait déjà fait une apparition dans son premier film Les Petits drames et le retrouvera plus tard dans un téléfilm de 1988 avec Annie Girardot, Le Front dans les nuages.

André Téchiné, après un projet avorté Les Mots pour le dire, parvient à réunir Catherine Deneuve et Danielle Darrieux dans Le Lieu du crime (1986).

Par la suite Benoît Jacquot lui donne le rôle d'une vieille excentrique qui veut venger la mort de son amie dans Corps et biens, Claude Sautet la hisse en directrice d’une chaîne de magasins, mère de Daniel Auteuil dans Quelques jours avec moi, elle retrouve deux amies complices de toujours, Micheline Presle et Paulette Dubost, dans le truculent Le Jour des rois.

Danielle redouble d’activité dans les années 2000, outre le succès au théâtre avec Oscar et la dame rose, François Ozon lui fait tourner son 99e film, qui marque ses soixante-dix ans de carrière, et en fait l'une des suspectes de 8 Femmes. Mère de Catherine Deneuve pour la troisième fois, elle y chante le poème d'Aragon mis en musique par Georges Brassens, « Il n'y a pas d'amour heureux ». En 2006, Danielle Darrieux joue un premier rôle dans Nouvelle chance d'Anne Fontaine aux côtés d'Arielle Dombasle et à 90 ans elle est la victime du film L'Heure zéro adaptation d’un roman d’Agatha Christie. En 2008, elle prévoit de remonter une dernière fois sur scène pour jouer La Maison du lac au côté de Jean Piat mais une chute lors des dernières répétitions l'amène à renoncer à ce projet. En 2009, à 92 ans, elle accepte de tourner dans le nouveau film de Denys Granier-Deferre intitulé Une pièce montée au côté de Jean-Pierre Marielle.

Elle fit aussi un tour de chant en 1967. À partir des années 1970, Danielle Darrieux partage équitablement sa carrière entre théâtre, télévision et cinéma. Une de ses fiertés théâtrale est d’avoir joué et chanté en anglais à Broadway en 1970, dans la comédie musicale Coco interprétant le rôle de Coco Chanel qui avait été joué auparavant par son idole Katharine Hepburn. Elle fit l’unanimité de la critique new-yorkaise, pourtant réputée pour sa férocité, qui salua sa performance.

« ...Je reprenais le rôle de Coco Chanel, que Katharine Hepburn, mon idole, avait tenu durant sept mois… C’est la seule personne à qui j’ai demandé un autographe. Je l’adorais. À mes yeux, il n’y avait personne de plus talentueux qu’elle. Dès mon arrivée à New York, elle a été adorable. Elle m’a emmenée dîner chez elle et m’a offert deux tailleurs Chanel. « Je ne m’habille jamais comme ça », m’a-t-elle expliqué. « Moi non plus ! », lui ai-je répondu. On était parfaites pour ce rôle toutes les deux ! »

Elle est chevalier de la Légion d'honneur et officier des Arts et des Lettres. Elle a reçu en 1955, 1957, 1958 la Victoire de la meilleure comédienne du cinéma français.

Elle est également lauréate d'un César d'honneur reçu en 1985, d'un Molière d'honneur décerné en 1997 et en 2003 d'un Molière de la Meilleure comédienne dans Oscar et la dame rose ainsi qu'un Sept d'or en 1995 comme Meilleure comédienne pour Jalna et un Globe de Cristal d'honneur en 2010.

 

Hommages

Un hommage lui a été rendu à la Cinémathèque française à Paris du 7 janvier au 2 mars 2009, avec une programmation spéciale de plus de 90 films de sa filmographie.
Un autre hommage lui a été rendu par Michel Drucker dans l'émission Vivement dimanche enregistrée le 24 février 2010, au cours de laquelle elle était entourée d'amis tels que Paulette Dubost et Charles Aznavour.

 

Citations

Danielle Darrieux : « Je suis légère, je suis une actrice légère, je ne suis pas une femme légère, mais je jouais les femmes légères, on m'en a donné beaucoup à jouer, c'est drôle d'ailleurs, parce que je suis le contraire d'une femme légère, mais j'aime bien me donner l'apparence de cela. »
Danielle Darrieux : « …Max Ophüls adorait noyer les dialogues, étouffer les fins de phrase, ne faire entendre qu'un mot sur trois. « Comme dans la vie », disait-il. C'est ainsi que le bruit d'un fiacre, une conversation mondaine ou encore une musique couvrent toujours le nom de famille de Madame de... »
« Quelle sublime comédienne, me disait Max Ophüls, regardez ce tendre mouvement de l'épaule ! Regardez ses yeux mi-fermés ! Et ce sourire… oui, son sourire qui ne sourit pas, mais qui pleure ! Ou qui fait pleurer… J’adore travailler avec elle ! Elle sait parfaitement s’imbiber de mes conceptions, comme une idéale éponge intellectuelle, pour les faire égoutter ou, s’il faut, les déverser dans les scènes à jouer, avec une précision de mathématicien… Je l'adore ! »
« …Son jeu ne se départit jamais d’un certain détachement, une sorte d’underplaying très moderne qui minore tous les affects, nuance la tristesse de sérénité et la joie de mélancolie. » Jean-Marc Lalanne
Catherine Deneuve : « Danielle est une femme que j'adore. Je répète toujours qu'elle est la seule qui m'empêche d'avoir trop peur de vieillir. Elle n'est pas une vieille dame. Je la trouve désirable avec sa voix charmeuse, sa démarche de jeune femme, cette grâce inégalée. Je garde un souvenir ébloui du film de Téchiné Le Lieu du crime. Je jouais sa fille, comme dans Les Demoiselles de Rochefort. Je rêve encore de la retrouver. »
Anne Fontaine (réalisatrice de Nouvelle chance) : « Elle était étonnée qu'un metteur en scène de ma génération puisse penser à elle pour un tel personnage. Etrange coïncidence, elle avait d'ailleurs déjà croisé ce rôle plusieurs fois. J'ai été complètement charmée par sa personnalité, son énergie, le mélange de joie, de gaieté et de mélancolie totalement surmontée. Danielle est entièrement tournée vers l'avenir, elle a un rapport unique au temps. »

 

Filmographie

Cinéma

1931 : Le Bal de Wilhelm Thiele - Antoinette
1931 : Coquecigrole d'André Berthomieu - Coquecigrole, l'orpheline
1932 : Panurge de Michel Bernheim - Régine
1932 : Le Coffret de laque de Jean Kemm - Henriette Stenay
1933 : Château de rêve de Géza von Bolváry et Henri-Georges Clouzot - Béatrix
1934 : L'Or dans la rue de Kurt Bernhardt - Gaby
1934 : Mauvaise Graine de Billy Wilder et Alexander Esway - Jeannette
1934 : Le Secret d'une nuit de Félix Gandéra : présence non créditée
1934 : Volga en flammes de Victor Tourjansky - Macha
1934 : Mon cœur t'appelle de Carmine Gallone et Serge Veber - Nicole Nadin
1934 : La crise est finie de Robert Siodmak - Nicole
1935 : L'Auberge du Petit-Dragon de Jean de Limur (non créditée)
1935 : Mademoiselle Mozart de Yvan Noé - Denise
1935 : Dédé de René Guissart - Denise
1935 : Le Contrôleur des wagons-lits de Richard Eichberg
1935 : Quelle drôle de gosse de Léo Joannon - Lucie
1935 : J'aime toutes les femmes d'Henri Decoin et Carl Lamac - Danielle
1935 : Le Domino vert d'Herbert Selpin et Henri Decoin - Hélène et Marianne de Richmond
1936 : Port-Arthur de Nicolas Farkas - Youki
1936 : Un mauvais garçon de Jean Boyer et Raoul Ploquin - Jacqueline Serval
1936 : Mademoiselle ma mère de Henri Decoin - Jacqueline Letournel
1936 : Mayerling d'Anatole Litvak - Maria Vetsera
1936 : Tarass Boulba de Alexis Granowsky - Marina
1936 : Club de femmes de Jacques Deval - Claire Derouve
1938 : Abus de confiance d'Henri Decoin - Lydia
1938 : Retour à l'aube d'Henri Decoin - Anita Ammer
1938 : Katia de Maurice Tourneur - Katia Dolgoronsky
1938 : La Coqueluche de Paris (The rage of Paris) d'Henry Koster - Nicole
1940 : Battement de cœur d'Henri Decoin - Arlette
1940 : Coup de foudre film resté inachevé de Henri Decoin
1941 : Premier rendez-vous d'Henri Decoin - Micheline Chevasse
1941 : Caprices de Léo Joannon - Lise
1942 : La Fausse Maîtresse d'André Cayatte - Lilian Rander
1945 : Adieu chérie de Raymond Bernard - Chérie
1946 : Au petit bonheur de Marcel L'Herbier - Martine Cavignol
1947 : Bethsabée de Léonide Moguy - Arabella Delvert
1948 : Ruy Blas de Pierre Billon - La reine d'Espagne
1948 : Jean de la Lune de Marcel Achard - Marceline
1949 : Occupe-toi d'Amélie de Claude Autant-Lara - Amélie
1950 : La Ronde de Max Ophüls - Emma Breitkopf, la femme mariée
1950 : Toselli (Romenzo d'amor) de Duilio Coletti - Luisa d'Asburgo-Lorena
1951 : Riche, jeune et jolie "Rich, young and pretty" de Norman Taurog - Marie Devaronne
1951 : La Maison Bonnadieu de Carlo Rim - Gabrielle Bonnadieu
1951 : L'Affaire Cicéron "Five Fingers" / "Operation Cicéron" de Joseph Mankiewicz - La comtesse Anna Staviska
1952 : La Vérité sur Bébé Donge d'Henri Decoin - Elisabeth "Bébé" Donge
1952 : Le Plaisir de Max Ophüls - "Rosa, une pensionnaire dans le sketch : "La maison Tellier"
1952 : Adorables Créatures de Christian-Jaque - Christine
1953 : Le Bon Dieu sans confession de Claude Autant-Lara - Janine Frejoul
1953 : Madame de... de Max Ophüls - La comtesse Louise de...
1954 : Châteaux en Espagne (El torero) de René Wheeler - Geneviève Dupré
1954 : Escalier de service de Carlo Rim - Béatrice Berthier
1954 : Napoléon de Sacha Guitry - Eléonore Denuelle
1954 : Bonnes à tuer d'Henri Decoin - Constance "Poussy" Andrieux
1954 : Le Rouge et le Noir de Claude Autant-Lara - Madame de Rénal
1955 : L'Affaire des poisons d'Henri Decoin - Madame de Montespan
1955 : L'Amant de lady Chatterley de Marc Allégret - Constance Chatterley
1955 : Si Paris nous était conté de Sacha Guitry - Agnès Sorel
1956 : Alexandre le Grand (Alexander the great) de Robert Rossen - Olympias
1956 : Le Salaire du Péché de Denys de La Patellière - Isabelle Lindstrom
1957 : Typhon sur Nagasaki de Yves Ciampi - Françoise Fabre
1957 : Pot-Bouille de Julien Duvivier - Caroline Hédouin
1957 : Le Septième ciel de Raymond Bernard - Brigitte de Lédouville
1958 : Le Désordre et la Nuit de Gilles Grangier - Thérèse Marken, la pharmacienne
1958 : La Vie à deux de Clément Duhour - Monique Lebeaut
1958 : Un drôle de dimanche de Marc Allégret - Catherine
1958 : Marie-Octobre de Julien Duvivier - Marie-Hélène Dumoulin, dite: "Marie-Octobre"
1959 : Les Yeux de l'amour de Denys de La Patellière - Jeanne Moncatel
1959 : Meurtre en quarante-cinq tours de Étienne Périer - Eve Faugères
1960 : L'Homme à femmes de Jacques-Gérard Cornu - Gabrielle/Françoise
1960 : Vive Henri IV, vive l'amour de Claude Autant-Lara - Henriette d'Entragues
1961 : Un si bel été (The greengage summer / Loss of innocence) de Lewis Gilbert - Madame Zisi
1961 : Les Lions sont lâchés d'Henri Verneuil - Marie-Laure
1961 : Les Bras de la nuit de Jacques Guymont - Danielle Garnier
1961 : Les Petits drames de Paul Vecchiali - Simplement une apparition
1961 : Le crime ne paie pas un film à sketches inspiré des bandes dessinées de Paul Gordeaux, de Gérard Oury - Madame Marsais dans le sketch: "L'homme de l'avenue"
1962 : Le Diable et les Dix Commandements de Julien Duvivier - Clarisse Ardan dans le sketch: "Tes père et mère honoreras"
1962 : Les Don Juan de la Côte d'Azur (I Don Giovanni della Costa Azzura) de Vittorio Sala - images d'archives
1962 : Pourquoi Paris ? de Denys de La Patellière - La prostituée dans le café de Denis
1963 : Landru de Claude Chabrol - Berthe Héon
1963 : Du grabuge chez les veuves de Jacques Poitrenaud - Judith
1963 : Méfiez-vous, mesdames "Un monsieur bien sous tous rapports" de André Hunebelle - Hedwige
1964 : Patate de Robert Thomas - Edith Rollo
1964 : Le Coup de grâce (Les temps héroïques) de Jean Cayrol et Claude Durand - Yolande
1965 : L'Or du duc de Jacques Baratier et Bernard Toublanc-Michel - Marie-Gabrielle
1966 : L'Homme à la Buick de Gilles Grangier - Madame Delayrac
1967 : Le Dimanche de la vie de Jean Herman - Julia
1967 : Les Demoiselles de Rochefort de Jacques Demy - Yvonne Garnier
1967 : Vingt-quatre Heures de la vie d'une femme de Dominique Delouche - Alice
1968 : Les oiseaux vont mourir au Pérou de Romain Gary - Madame Fernande
1969 : La Maison de campagne de Jean Girault - Lorette Boiselier
1972 : Roses rouges et piments verts, (No encontré rosas para mi madre) de Francisco Rovira Beleta - Teresa, la mère de Jaci
1975 : Divine de Dominique Delouche - Marion Renoir
1976 : L'Année sainte de Jean Girault - Christina
1979 : Le Cavaleur de Philippe de Broca - Suzanne Taylor
1982 : Une chambre en ville de Jacques Demy - Margot langlois
1983 : En haut des marches de Paul Vecchiali - Françoise Canavaggia
1986 : Le Lieu du crime d'André Téchiné - La grand-mère
1986 : Corps et biens de Benoît Jacquot - Madame Krantz
1988 : Quelques jours avec moi de Claude Sautet - Madame Pasquier, la mère de Martial
1989 : Bille en tête de Carlo Cotti - L'Arquebuse
1991 : Le Jour des rois de Marie-Claude Treilhou - Armande
1992 : Les Mamies de Annick Lanoë - Lolotte
1993 : Les Demoiselles ont eu 25 ans documentaire de Agnès Varda - Témoignage
1994 : L'Univers de Jacques Demy documentaire de Agnès Varda - Témoignage
2000 : Ça ira mieux demain de Jeanne Labrune - Eva
2001 : Emilie est partie court métrage de Thierry Klifa - Émilie
2001 : 8 Femmes de François Ozon - Mamy
2003 : La marquise est à Bicêtre de Paul Vecchiali
2004 : Une vie à t'attendre de Thierry Klifa - Émilie
2006 : Nouvelle chance de Anne Fontaine - Odette Saint-Gilles
2006 : Persepolis film d'animation de Vincent Paronnaud et Marjane Satrapi - Voix de la grand-mère
2007 : L'Heure zéro de Pascal Thomas - Camille Tressilian
2010 : Pièce montée de Denys Granier-Deferre : Madeleine

 

Télévision

Téléfilms, séries et feuilletons
1960 : Le Bal des vagabonds Réalisateur inconnu - Participation sous réserve
1969 : La Robe mauve de Valentine de Robert Crible - Valentine
1973 : Folie douce "Au théâtre ce soir" de Pierre Sabbagh - Françoise
1974 : Les Jardins du roi de Jean Kerchbron - Hélène
1977 : Les Jeudis d'Adrienne de Guy Jorré - Antoinette
1977 : Bonheur, impair et passe de Roger Vadim - La comtesse Deverine
1977 : Miss - série en 6 épisodes de 52mn réalisé par Roger Pigaut - Rôle de "Miss" dans tous les épisodes : "Miss a peur", "Miss et la vie en rose", "Miss et la maître-chanteur", "Miss fait une cure", "Miss et le jeune homme fragile", "Miss et la montre de Mozart".
1978 : Boulevard Feydeau : Mais n'te promène donc pas toute nue de Jeannette Hubert - Clarisse Ventroux
1979 : Boulevard Feydeau : On purge bébé de Jeannette Hubert - Julie Follavoine
1979 : Un comédien lit un auteur documentaire - D.Darrieux lit Gyp
1979 : Le Petit Théâtre d'Antenne 2 de Georges Ferraro (série) épisode La Belette
1980 : Une puce dans la fourrure de Jean-Pierre Prévost - La logeuse
1980 : La Mort en sautoir de Pierre Goutas - Evangeline saint-Léger
1980 : Le Petit Théâtre d'Antenne 2 de Jean-Louis Muller (série) épisode Trafic
1981 : Marie-Marie feuilleton en 6 épisodes de 52mn de François Chatel et Catherine Bourdet - Marie Bonnaventure
1983 : La Dame aux mille et une vies de Pierre Goutas - Maria
1984 : L'Âge vermeil feuilleton en 4 épisodes de 52mn de Roger Kahane - Adrienne dans les 6 épisodes - "La maison", "Le super marché", "Urbain", "Le mariage" - Adrienne
1985 : La Petite Fille modèle de Jean-Jacques Lagrange - Mamie
1986 : Bonjour maître feuilleton en 12 épisodes de 52mn de Denys de La Patellière - Clarisse Cambèze
1987 : La Vieille dame et l'Africain de Alain Dhouailly - Émilienne
1987 : Gigi de Jeannette Hubert - Tante Alicia
1988 : Adorable Julia de Yves-André Hubert - Julia Lambert
1989 : Série noire de Giovanni Fago (série) épisode Tu crois pas si bien dire - Martine Lemaire
1989 : Le Front dans les nuages de Paul Vecchiali - Marguerite
1989 : La Misère des riches de Richard Martin (feuilleton TV) - Agnès Mercier
1992 : Georges et Margaret de Yves-André Hubert et René Clermont - Alice Smith
1993 : La Vérité en face de Étienne Périer - Madeleine Depage
1993 : Ne coupez pas mes arbres de Michel Roux et Michel Treguer - Lady Sheila Belmont
1994 : Jalna feuilleton en 8 épisodes de 90mn de Philippe Monnier - Adeline Whiteoack - "La jeunesse de Reny", "Retour de guerre", "Le grand national", "La saison des amours", "Déchirures", "La chasse au trésor", "La mort d'un champion", "La fiancée du pianiste" - Adeline Whiteoak
1997 : Belle comme Crésus de Jean-François Villemer - Suzanne
1997 : Un et un font six - épisodes Crise de confiance et Ca passe ou ça casse de Franck Apprédis - Tante Lolie
2000 : Que reste-t-il... d’Étienne Périer - Édith Lorimer
2003 : Les Liaisons dangereuses de Josée Dayan - Madame de Rosemonde
2003 : Louis de Funès: La comédie humaine documentaire de Philippe Azoulay - Témoignage
2007 : Danielle Darrieux, une vie de cinéma documentaire de Anne Wiazemsky - Témoignage
2009 : Elles et moi de Bernard Stora - Isabel Esteva
2010 : Les Trois glorieuses documentaire de Henry-Jean Servat et Pierrick Bequet - Témoignage
2010 : C'est toi, c'est tout de Jacques Santamaria - Camille

 

Théâtre

1937 : Jeux dangereux d'Henri Decoin, mise en scène Alfred Pasquali, Théâtre de la Madeleine
1945 : Tristan et Yseut de Lucien Fabre, mise en scène Alfred Pasquali, Théâtre Édouard VII
1947 : L'amour vient en jouant de Jean-Bernard Luc, mise en scène Pierre Louis, avec Claude Dauphin, Théâtre Édouard VII
1948 : Sérénade à trois de Noel Coward, mise en scène Jacques-Henri Duval, Théâtre des Célestins, tournée
1949 : Léocadia de Jean Anouilh et Un souvenir d'Italie de Louis Ducreux (en tournée et en alternance)
1952 : Evangéline d'Henri Bernstein, avec Raymond Pellegrin, Denise Provence, Théâtre des Ambassadeurs
1957 : Faisons un rêve de Sacha Guitry, avec Robert Lamoureux, Louis de Funès, Théâtre des Variétés
1959 : Le Chandelier d'Alfred de Musset, mise en scène Fernand Ledoux, avec Jacques Dacqmine, Fernand Ledoux, tournée Herbert-Karsenty
1963 : La Robe mauve de Valentine de Françoise Sagan, mise en scène Yves Robert, Théâtre des Ambassadeurs
1964 : La Robe mauve de Valentine de Françoise Sagan, mise en scène Yves Robert, Théâtre des Célestins
1965 : Secretissimo de Marc Camoletti, mise en scène Jacques Charon, Théâtre des Ambassadeurs
1965 : Comme un oiseau de Ronald Millar & Nigel Balchin, mise en scène Sacha Pitoëff, Théâtre Antoine
1966 : Laurette de Marcelle Maurette et Marc-Gilbert Sauvajon, mise en scène Pierre Fresnay, Théâtre de la Michodière
1968 : L'Amour en passant d'après Scènes de la vie d'une femme de Guy de Maupassant et La Maîtresse de Jules Renard, mise en scène Pierre Franck, Théâtre Montansier, tournée Herbert-Karsenty
1969 : L'Amour en passant, Théâtre des Célestins
1970 : Domino de Marcel Achard, mise en scène Pierre Mondy, avec Robert Lamoureux, Guy Tréjan, Daniel Ceccaldi, Théâtre des Variétés
1970 : Coco d'Alan Jay Lerner (à Broadway)
1971 : Ambassador de Stone Widney (à Londres et à Broadway) Chansons sur disque RCA
1972 : Folie douce de Jean-Jacques Bricaire et Maurice Lasaygues, mise en scène Michel Roux, Théâtre Marigny
1973 : Les Amants terribles de Noel Coward, mise en scène Raymond Gérome, Théâtre Montparnasse, tournée Herbert-Karsenty
1974 : Domino de Marcel Achard, mise en scène Raymond Gérôme, tournée Herbert-Karsenty
1976 : Lucienne et le boucher de Marcel Aymé, mise en scène Nicole Anouilh, Théâtre Saint-Georges
1978 : Boulevard Feydeau pièces de Georges Feydeau : Feu la mère de madame, On purge bébé, mise en scène Raymond Gérome, Théâtre des Variétés
1979 : La Bonne Soupe de Félicien Marceau, mise en scène Jean Meyer, Théâtre des Célestins,
1980 : La Bonne Soupe de Félicien Marceau, mise en scène Jean Meyer, Théâtre des Célestins, Théâtre Marigny
1981 : L'Intoxe de Françoise Dorin, mise en scène Jean-Laurent Cochet, avec Jacques Dufilho, Théâtre des Variétés
1982 : Potiche de Pierre Barillet et Jean-Pierre Grédy, mise en scène Pierre Mondy, tournée Herbert-Karsenty
1984 : Coup de soleil de Marcel Mithois, mise en scène Jacques Rosny, tournée Herbert-Karsenty
1985 : Gigi de Colette, mise en scène Jean Meyer, Théâtre des Nouveautés
1986 : Adorable Julia de Marc-Gilbert Sauvajon d'après Somerset Maugham, mise en scène Jean-Paul Cisife, avec Raymond Pellegrin, Théâtre Hébertot, tournée Herbert-Karsenty
1988 : La Maison du lac d'Ernest Thompson, mise en scène Raymond Gérome, avec Jean-Pierre Aumont, tournée Herbert-Karsenty
1989 : Adélaïde 90 de Robert Lamoureux, mise en scène Francis Joffo, Théâtre Antoine, tournée Herbert-Karsenty
1992 : George et Margaret de Marc-Gilbert Sauvajon & Jean Wall, mise en scène René Clermont, avec Jacques François, Théâtre des Bouffes-Parisiens, tournée Herbert-Karsenty
1993 : Ne coupez pas mes arbres de Marc-Gilbert Sauvajon, mise en scène Michel Roux, avec Jacques Dufilho, tournée Herbert-Karsenty
1995 : Harold et Maude de Colin Higgins, mise en scène Jacques Rosny, Théâtre des Bouffes-Parisiens
1997 : Ma petite fille, mon amour de Jean-Claude Sussfeld, mise en scène Yves Le Moign', Théâtre Montansier
1998 : Ma petite fille, mon amour de Jean-Claude Sussfeld, mise en scène Yves Le Moign', Théâtre Fontaine
1998 : Une douche écossaise de Philippe Collas et Eric Villedary, mise en scène Muriel Mayette, avec Dominique Lavanant, Théâtre des Bouffes-Parisiens
2001 : La Valse à Manhattan (L'Invitation à la valse) d' Ernest Thompson, adaptation Michel Blanc, mise en scène Jean-Luc Revol, avec Dominique Lavanant (en tournée)
2003 : Oscar et la dame rose d'Éric-Emmanuel Schmitt, mise en scène Christophe Lidon, Comédie des Champs-Élysées
2003-2004 : Oscar et la dame rose d'Éric-Emmanuel Schmitt, mise en scène Christophe Lidon, tournée

 

Chansons et discographie

« Récemment, Bruel l’a conviée à participer à son album de reprises. Ce garçon a bonne mémoire : l’hirondelle Darrieux, qui fit le printemps du cinéma français ne charma pas que la pellicule, mais aussi la bande-son. C’est qu’à l’époque, peu après les débuts balbutiants du cinéma parlant, la chanson y allait de soi. Et la jeune Bordelaise, fille d’une pianiste et chanteuse, elle-même pianiste et violoncelliste, orna de son timbre ailé bien des scénarios plus ou moins mémorables. Ses toutes premières chansons filmiques étaient signées de l’auteur des insubmersibles Gars de la Marine. Mais l’actrice dut attendre 1941 pour connaître son premier “tube” : ce swinguant Premier Rendez-vous, tiré du film éponyme, qui a gardé toute sa fraîcheur. (...) La “drôle de gosse” devenue grande dame du cinéma français y laisse l’empreinte, visuelle et vocale, d‘un charme éblouissant. » Anne-Marie Paquotte à propos de reprises de chansons sur CD : Danielle Darrieux - Intégrale 1931-1951 (56 titres sur 2 CD - Fremeaux & Associés)


Récompenses

1985: César d'honneur
1997: Molière d'honneur.
2003: Molière de la comédienne pour Oscar et la dame rose
2010: Globe de cristal d'honneur.

Précédée par Molière de la comédienne Suivie par
Annie Girardot pour Madame Marguerite Danielle Darrieux pour Oscar et la dame rose
2003
Isabelle Carré pour L'Hiver sous la table

Notes et références

↑ a, b, c, d et e Danielle Darrieux, avec le concours de Jean-Pierre Ferrière, RAMSAY CINEMA, Paris, 1995, (ISBN 2-84114-113-6),
↑ Billy Wilder par Jerome Jacobs - Rivage/Cinéma - (ISBN 2-86930-135-9)
↑ Henri ou Henry, le roman de mon père – Didier Decoin - Stock – 2006 (ISBN 2-234-05681)
↑ a, b et c Noir & blanc - 250 acteurs du cinéma français 1930-1960, Danielle Darrieux, Flammarion, (ISBN 2-08-067877-9),
↑ Séductrices du cinéma français 1936-1956, Françoise Ducout, Henri Veyrier, (ISBN 2-85-119-165-5),
↑ Le Cinéma - Grande histoire illustrée du 7e art. Volume 3. Éditions Atlas
↑ Cocteau et le Cinéma - Désordres, Philippe Azoury, Jean-Jacques Lalanne, Cahiers du Cinéma – Centre Pompidou, (ISBN 2-86642-362-3),
↑ Cinéma Français, Vincent Pinel, Éditions Cahier du Cinéma,
↑ Encyclopédie alpha du cinéma, volume 5 "Le drame psychologique"
↑ Max Ophüls, Claude Beylie, Éditions Pierre Lherminier, Paris 1984,
↑ Max Ophüls, Karl Guérin, Cahiers du cinéma, collection « Auteurs » (ISBN 2-86642-063-2),
↑ Julien Duvivier, le mal aimant du cinéma français, Eric Bonnefille, Tome 2 : 1940-1967 - L'Harmattan, (ISBN 2-7475-2353-5),
↑ Article Le mystère d'une femme champagne, Philippe Lançon, Libération
↑ Paris-Hollywood, Les Français dans le cinéma américain – Dominique Lebrun – Hazan – 1987 (ISBN 2-85025-136-4),
↑ Interview Danielle Darrieux - La dame de cœur, Thierry Klifa, Studio n°129 - décembre 1997
↑ [1] [archive] Archives de l'INA - Danielle Darrieux et les récompenses
↑ Arte.tv [archive] - consulté en déc. 2008
↑ Max Ophüls, Georges Annenkov (Costumier de Madame de…), Le Terrain Vague, Paris
↑ La femme aux cents films - Jean-Marc Lalanne - Cahiers du cinéma n°566 - mars 2002
↑ Catherine Deneuve, l’Express 1996.
↑ Secrets de tournage de Nouvelle chance [archive] sur allocine.fr
↑ Anne-Marie Paquotte – Télérama
↑ Grand prix 1960 Académie Charles-Cros

 

Bibliographie

Danielle Darrieux Filmographie commentée par elle-même, avec le concours de Jean-Pierre Ferrière (1995), Ramsay Cinéma.
Les Trois Glorieuses, Henry-Jean Servat, Pygmalion, 2008 (ISBN 978-2-7564-0193-5)
L'@ide-Mémoire - Volume 1 (2006) - Informations sur L'@ide-Mémoire
Max et Danielle. Les années Darrieux de Max Ophuls, Dominique Delouche, La tour verte, 2011

 

Liens externes

Sur les autres projets Wikimédia :
« Danielle Darrieux », sur Wikimedia Commons (ressources multimédia)
(fr)/(en) Danielle Darrieux sur l’Internet Movie Database - Version plus complète en anglais
(en) Danielle Darrieux sur l'Internet Broadway Database
Danielle Darrieux sur AlloCiné
(fr) Portrait musical de Danielle Darrieux par Paul Vecchiali (et discographie complète)

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